"Une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis a été requise jeudi contre le maire PS de Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine), Pascal Buchet, poursuivi pour harcèlement moral après le suicide d'une de ses collaboratrices en juillet 2007 devant le tribunal correctionnel de Nanterre.
Pour le procureur de la République, Marie Lambling, c'est dans un "piège organisationnel" tendu par un maire "tout puissant, autocratique et tyrannique" que Jenny Sauvagnac est tombée, alors qu'"elle avait choisi de changer de vie", quittant le privé pour s'engager au service des autres."
Nous pouvons constater qu'aucune inéligibilité n'est demandée. S'il est condamné, il va donc pouvoir continuer à sévir dans la mairie. Seul l'honneur, s'il lui en reste à condition qu'il en est eu un jour, peut lui permettre de tirer les conséquences de son acte. Ou alors aux citoyens de Fontenay-aux-Roses d'agir.
Cette affaire n'a rien à voir avec la "couleur" politique du maire. Qu'ils soient de gauche, du centre, de droite ou des extrêmes, c'est la manière d"exercer leur(s) mandat(s) qui permet de juger la personne. Le pouvoir leur monte à la tête.
Voyez à Saint Mars la Jaille, le maire préfère rester en place et se retrouver en minorité, un maire en minorité, un maire dans l'opposition, quelle légitimité a-t-il ?
Nous reviendrons sur cette affaire.