renvoyer leurs motions de soutien jusqu’au congrès des maires de novembre prochain. Une mobilisation qui ne touche pas que les petites collectivités puisqu'en juillet dernier, l'Association des maires de grandes villes avait apporté son soutien à cette initiative. "Nous avons 10.000 motions à ce jour, d'autres vont arriver", a précisé à l'AFP Jacques Pélissard, le président de l'AMF. "C'est un phénomène très fort", qui touche "des villes de droite comme de gauche".
Parmi les signataires, on trouve par exemple les villes de Bordeaux, Boulogne-Billancourt, Nancy, Le Havre, Douai, la communauté d'agglomération de Lille Métropole… Même la maire de Paris, Anne Hidalgo, avait déclaré début juillet : "Je mettrai la motion au vote de mon conseil municipal en septembre prochain. Elle dit qu'il faut une bonne dépense publique mais que la diminution des dotations est brutale, trop brutale". Et Anne Hidalgo de souhaiter "un dialogue avec l'Etat pour une contractualisation sur un échelonnement de ces baisses de dotation et un travail conjoint pour savoir les investissements que l'on va favoriser". "Je l'ai dit au plus haut niveau, j'ai été entendue et dans les semaines qui viennent, nous aurons de bonnes nouvelles sur ce dialogue", avait-elle alors assuré sans plus de précisions.
Peut-être en saura-t-on plus à l'issue de la réunion sur les finances locales qui doit avoir lieu jeudi 11 septembre entre le gouvernement, les associations d'élus locaux – dont l'AMF – et des parlementaires ? Une réunion évidemment d'autant plus importante qu'approche la présentation du projet de loi de finances pour 2015. On saura toutefois que la présentation en Conseil des ministres de ce projet de budget, initialement prévue le 24 septembre, a été repoussée, vraisemblablement au 1er octobre. Auquel cas, les mesures de ce texte devraient être soumises au Comité des finances locales le mardi 30 septembre. Paru dans locatis.fr