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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 12:26

Au nom de la transparence :

 

Un jour, les politiques nous montrèrent leurs conjoints :
Des photos arrangées, des enfants en bas âge,
Sur une double page, ça gonfle les sondages.
Les conseillers en com’, engagés à prix d’or
À gauche comme à droite, étaient tous d’accord :
"Savoir communiquer compte plus que les idées.
Il faut s’humaniser pour séduire les Français."

 

Suivis de caméras, les politiques s’exhibèrent,
Souriants, détendus, que ce soit à la mer,
En campagne, au bureau, dans les trains, au réveil,
Dans leur ville natale, sous la pluie, au soleil.
Les conséquences furent fatales : à force d’être banal
L’homme politique tomba de son piédestal.
On ne l’admira plus, pis, on le méprisa.
On se moqua de lui, on le vilipenda,
On désira tout voir, connaître ses faiblesses,
Et pourquoi ne pas savoir ses histoires de fesses ?

Dans un monde sans morale, en quête de repères
On crut que la transparence apporterait la lumière.
"Qui s’était enrichi ? Qui couchait avec qui ?"
Les politiques furent suivis, de jour comme de nuit,
Comme des starlettes, par des paparazzis.
Au nom de la transparence, les journaux révélèrent
Les amants, les maîtresses et toutes sortes d’affaires.
Leur raisonnement était bien fallacieux :
"Le public aime ça, le journal se vend mieux.
On révèle tout haut tout ce qui, autrefois,
Dans les dîners en ville, se murmurait tout bas.
Quand on est homme public, on se doit d’accepter
Tous les petits aléas, de la célébrité."

Cette quête de transparence causa bien des dégâts,
Dans un immense magma, soudain, tout se mélangea.
C’est la "peopolisation", dirent les experts médias
Appelons plutôt ça le nivellement par le bas.
N’en sommes-nous tous pas un peu les responsables,
Quand, tout en jugeant le procédé lamentable,
Nous nous précipitons sur les magazines en question ?
C’est que la vie privée des politiques ne nous regarde pas du tout,
Mais… elle nous intéresse beaucoup.

Quand la politique peut être résumée
À des tweets délateurs, des images floutées
Des liaisons révélées, une phrase assassine,
C’est toute la démocratie qui a bien mauvaise mine
Une photo volée n’est pas la vérité,
La transparence n’est pas forcément la clarté.

Anne Roumanoff

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 16:36
Les dessous du calcul de vos impôts locaux

Avouez que certaines déclarations d’élus locaux ont de quoi irriter. Du genre « les taux d’imposition n’augmentent pas, cette année encore ». Car en bas de votre feuille d’impôts locaux, le montant est soit déjà très élevé, soit supérieur à l’an passé (ou les deux !). D’abord parce que le montant de la taxe d’habitation dépend de plusieurs administrations : la commune, l’intercommunalité et l’État. Chacun y mettant son grain de sel. Et si les taux demeurent effectivement inchangés, ils s’appliquent sur des bases fixées par l’État. Chaque année, elles sont réévaluées, dernièrement un petit 1 %. A noter qu’il existe un certain nombre d’abattements, voire d’exonérations, en fonction de la situation du foyer. Pour cela il faut se rapprocher de la mairie ou assister aux conseils municipaux.

Comment sont fixées les bases ?
1. 1974, année étalon

« Les tarifs des différentes catégories de locaux d’habitation ont été déterminés en 1974 », indique Jean-Marc François de la Direction des Finances publiques de Meurthe-et-Moselle. Et sont revus au fil de l’eau, d’où les 1 % constatés. En clair, en 1974 a été prise une photographie de l’habitat, de la qualité de vie, des services offerts par les communes.

Seulement voilà, ce qui était vrai hier ne l’est plus forcément aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle certaines belles demeures accusent une valeur locative à peine plus élevée que certaines maisons 'normales".

D’où un mode de calcul devenu inégalitaire.

2. La crise ne change rien

Revenons en 1974. Les mines, la sidérurgie ne chancelaient pas encore. Et les villes ne lésinaient pas sur les services : construction de piscines, de salles de sport… Autant de critères qui tendent à accroître les valeurs locatives. Pas de quoi crier au loup. Enfin, pas avant que tout ne s’effondre. Car si les communes se vident de leurs habitants, les valeurs locatives sont quasiment restées scotchées sur l’année où Giscard d’Estaing succède à Pompidou ! À Bouligny par exemple, les valeurs locatives paraissent très élevées au regard de l’attractivité de la ville. D’où un mode de calcul devenu inégalitaire (bis).

3. Vos travaux, si…

Outre la position géographique du bien, la taxe d’habitation est déterminée selon la valeur locative cadastrale : surface, équipements… Et lorsque vous effectuez des travaux, déclarés bien sûr, (isolation, ajout d’un garage, d’une piscine…) cette valeur locative est d’autant réévaluée. Donc, au bout du compte votre taxe d’habitation. Par quel truchement ? « Une déclaration de travaux en mairie est transmise aux services fiscaux », évoque Eddie Restelli. Outre la dimension architecturale, elle sert à renseigner l’administration fiscale. Votre bien prend de la valeur, et votre valeur locative aussi ! Donc votre taxe d’habitation enfle… Est-ce vraiment égalitaire ?

A quand un nouveau mode de calcul ?

Du côté de la Direction des Finances publiques, on se borne à indiquer que l’administration travaille à la révision des valeurs locatives des locaux commerciaux. Déjà un vaste chantier en soi. Le risque ? Une réévaluation du fait d’un écart trop important entre la réalité et les documents que les services fiscaux auraient en main. Qu’en est-il de l’habitat ? Remis aux calendes grecques. « Ce serait ouvrir la boite de Pandore », analyse un spécialiste de la question. « Il y eut des tentatives, notamment en 1990, mais elles furent suspendues. » Mais sans doute aurait-on, à terme, davantage de justice sociale.

Chaque commune peut lancer une révision des valeurs locatives en le demandant aux services fiscaux.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 13:19

Les agences d'urbanisme ont tenu leur 35e Rencontre nationale du 17 au 18 novembre sur le thème du "bien commun territorial", une notion très ancienne redevenue d'actualité avec les nouveaux enjeux écologiques, numériques et l'économie du partage.


Qu'est-ce que le "bien commun territorial" ? Au singulier comme au pluriel, le concept, hérité de la gestion partagée de ressources agricoles, économiques ou culturelles, retrouve aujourd'hui un regain d'intérêt, notamment autour des nouveaux enjeux écologiques et numériques. La notion interpelle en tout cas les agences d'urbanisme qui en ont fait le thème central de leur 35e Rencontre nationale organisée à Paris les 17 et 18 novembre par leur fédération, la Fnau.

 

Elle peut s'appliquer en effet à de nombreux sujets qui font aujourd'hui leur quotidien : la gestion de ressources naturelles comme l'eau ou d'espaces stratégiques soumis aux conflits d'usages (espaces publics, lisières, littoraux…), les nouveaux modes d'organisation du travail ou de gestion de biens ou services fondée sur le principe du partage (tiers lieux, systèmes de mobilité de type vélos en libre-service, auto-partage ou covoiturage), l'émergence de nouveaux modèles économiques pour la gestion de services d'intérêt général comme l'énergie ou encore le "capital territorial" fondé sur un système de valeurs partagées (ressources paysagères, patrimoines matériels et culturels, etc.).


"Garder un coup d'avance"

Pour le nouveau président de la Fnau, Jean Rottner, maire de Mulhouse, il s'agit à travers la recherche du "bien commun" d'"inventer un partenariat public-privé-population" : "Nous avons besoin de renouveler nos pratiques en nous appuyant sur les ressources locales et sur de nouvelles formes de gouvernance pour des actions publiques plus efficaces. On n'est pas seulement là pour faire du bâti mais pour faire émerger des écosystèmes de vie positive dans nos villes." Cela est d'autant plus important pour les agences d'urbanisme qu'elles abordent aujourd'hui un nouveau tournant de leur histoire avec le renforcement de la régionalisation et le mouvement de métropolisation. "Les agences ont toujours prospéré au moment des grands actes de la décentralisation, analyse Jean Rottner. Le quart d'entre elles ont été créées ces dix dernières années. Nous souhaitons garder un coup d'avance et une forme d'impertinence positive."

 

Mais ce rôle de "laboratoire d'ingénierie pour les élus et les collectivités", les agences d'urbanisme doivent aussi le remplir avec 30% de dotations de l'Etat en moins. "Cela nécessite de trouver des solutions alternatives pour exporter nos savoir-faire, poursuit le président de la Fnau. C'est le sens des conventions que nous avons signées avec l'AFD (Agence française de développement, ndlr), l'Anru et le ministère de l'Egalité des territoires et du Logement." Avec l'AFD, il s'agit ainsi de développer la coopération d'ingénierie à l'international et en outre-mer. Dans le partenariat avec l'Anru, les agences d'urbanisme, déjà actives sur les politiques de cohésion urbaine, sont attendues plus particulièrement sur l'observation, le suivi et l'évaluation des quartiers, dans la préparation des projets stratégiques, particulièrement dans le cadre du nouveau portage intercommunal des contrats de ville.


Un rôle d'"éducation populaire", selon Patrick Kanner

Le ministre de la Ville, Patrick Kanner, intervenant en ouverture des débats le 18 novembre, a défini trois priorités pour les agences : la prospective, la veille, ainsi qu'un rôle d'"éducation populaire" en contribuant à "mettre à la disposition des citoyens une littérature simple et de qualité" pour favoriser leur expression.

 

Lui succédant à la tribune, Sylvia Pinel, ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, a insisté sur "le rôle essentiel des agences d'urbanisme en tant que relais locaux des politiques du gouvernement". "L'Etat a besoin de données fiables et précises pour ajuster ses politiques", a-t-elle ajouté en saluant notamment leur travail d'"observation de l'habitat". La ministre a aussi rappelé leur rôle auprès des élus en matière de "pédagogie sur les documents d'urbanisme intercommunaux". "La structuration du réseau d'agences participe à une meilleure performance dans la mise en œuvre locale des politiques nationales", a-t-elle conclu.

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 00:00

Dans la nuit de samedi 25 et dimanche 26 octobre, nous devrons tous régler nos montres pour passer à l'heure d'hiver. Et comme chaque année, nous nous poserons les mêmes questions.

Tous les six mois c’est la même histoire. À l’approche de la date butoir, vos proches, vos collègues de bureau ou votre boulanger se fendent d’un petit rappel : "attention ! Ce week-end on change d’heure !". Feignant de maîtriser toutes les subtilités de ce bouleversement horaire, nous sommes traversés par un tas d’interrogations que l’on n'ose exprimer devant notre entourage. Planet.fr dresse la liste de ces questions futiles que l’on se pose immanquablement et, en bonus, vous livre les réponses qui en découlent.


1. "C’est ce week-end ?!?"

Oui, aussi bête que cela puisse paraître, cette question accompagne généralement toutes les conversations autour du passage à l’heure d’été ou d’hiver. Pourtant, il n’y a pas de quoi être étonné. Chaque année nous faisons pivoter nos aiguilles exactement aux mêmes périodes à savoir, le dernier dimanche d’octobre pour le passage à l’heure d'hiver et le dernier dimanche de mars pour le passage à l’heure estivale.


2. "On gagne ou un perd une heure ?"

Celle-là, vous risquez de l’entendre de nombreuses fois ce week-end… Pourtant, là aussi, aucune surprise car c’est pareil chaque année. Pour le passage à l’heure d’hiver on dit que l’on "gagne" une heure de sommeil dans la mesure où les horloges sont retardées de 60 minutes entre minuit et quatre heures du matin. Donc lundi matin, vous vous lèverez une plus tard que d’habitude.


3. "Non mais à quoi ça sert déjà ?"

Bonne question ! Si nous changeons d’heure, c’est pour faire des économies d’énergie en optimisant notre exposition à la lumière naturelle. L’idée, avoir moins recours aux éclairages artificiels en été. Lorsque l’on passe à l’heure d’hiver, on retourne juste à l’heure normale, qui avait cours avant le passage à l’heure d’été.


4. "Et ça marche ?"

Cette question fait débat. Il semble en réalité que ces changements semestriels ne produisent pas les effets escomptés. Un rapport de la commission européenne de 2007 estime que les économies d’énergie réalisées grâce à l’heure d’été ne sont "pas considérables".

En outre, un rapport remis au Sénat en 1997 énonçait que "les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations", notamment concernant les problèmes de sommeil et le rythme biologique. De plus, les Français sont 59% à considérer que le changement d’heure ne permet pas de réaliser de réelles économies…


5. "Quel impact sur l’organisme ?"

Selon certains chronobiologistes, l’impact lié au changement d’heure est plus néfaste qu’un décalage horaire classique résultant d’un voyage entre plusieurs fuseaux. En outre, le nombre d’infarctus augmenterait de 5% la semaine succédant au changement d’heure nous apprend 20Minutes. Les spécialistes mettent également en garde contre le syndrome de dépression automnale observé à cette période ainsi que des troubles (sommeil, appétit, infection virale) pouvant affecter les petits enfants et les bébés. Pour le Dr Marc Schwob, "le changement d’heure est une aberration".

Ne pas oublier les malades qui doivent recevoir des soins et traitements à heures fixes. Cette situation oblige le personnel médicale à décalé la prise de médicaments quelques jours avant, par quelques minutes, pour finir quelques jours après. Tout cela pour ne pas mettre en danger de mort le patient.

Ne pas oublier les animaux, les vaches par exemple pour la traite; qui demande égelement une attention particulière. Bref, un débat qui n'en fini pas.

 

Mais n'oubliez pas de changer, autrement lundi vous ne serez pas à l'heure.

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:46

Dormez braves gens, ils vendent les bijoux du pays...

 

Récemment, le gouvernement a annoncé la vente pour 4 milliards d’euros de ses participations dans des grandes entreprises françaises. Pour rappel, L’État détient actuellement des parts dans 74 entreprises, comme la SNCF, Air France, Orange ou encore Renault. La valeur totale de ses participations dépasserait 110 milliards d’euros, dont 85 milliards pour les seules entreprises cotées en Bourse (hors PSA Peugeot Citroën). Elles ont rapporté à l’État 4,4 milliards d’euros de dividendes, pour un chiffre d’affaires de 145 milliards. Avec plus de 3 milliards d’euros, c’est le secteur énergétique, par le biais d’EDF et GDF Suez, qui reverse le plus de dividendes à l’État, suivi des industries de défense avec 267 millions d’euros.


 L’explication de cette manœuvre de revente de parts est simple : pour tenir ses engagements d’économies, de réduction de la dette et d’équilibre budgétaire promis dans le cadre européen, l’État gratte dans tous les coins pour que ça rapporte tout de suite. Un gouvernement qui vend au privé les actions qu’il détient chez les opérateurs publics, c’est un gouvernement de droite. D’ailleurs, depuis début septembre, l’Agence des participations de l’État (APE), qui gère les actifs publics détenus dans des entreprises, a été confiée à Régis Turrini, un énarque de la promotion 1989, ex « dealmaker » de chez Vivendi qui ne compte qu’en milliards. L’homme doit aller vite pour aligner les zéros et ne pas ternir son CV.


Le gouvernement escompte donc céder au privé pour 4 milliards d’euros de participations publiques dans le capital d’entreprises. Quatre milliards d’euros pour une stratégie de gains à court terme qui semblait réservée aux traders. Le gouvernement socialiste en fait désormais un nerf de la guerre budgétaire, quitte à se priver définitivement d’une partie des dividendes que la détention de ces parts procure à l’État : 4,2 milliards de revenus en 2013, 3,8 milliards en 2014. Dans la ligne qui fut celle de Lionel Jospin, François Hollande poursuit donc la liquidation des bijoux de la France. Mieux que des bijoux d’ailleurs, puisque ceux-ci rapportent.


En effet, La dernière grande vague n’est autre que celle opérée par le gouvernement Jospin (1997-2002) qui a ouvert le capital de France-Télécom et celui d’Air-France, privatisé Thomson-Multimédia, le GAN et la CNP dans les assurances, la Société Marseillaise de Crédit, RMC, le Crédit Lyonnais, Aérospatiale-Matra, pour un montant de 31 milliards d’euros, soit 5 milliards de plus que sous les gouvernements de Juppé et Balladur réunis.


À partir de 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault procède à différentes privatisations partielles :

Mars 2013 : cession de 3,12 % du capital de Safran, ce qui a rapporté 448,5 millions d’euros à l’État qui détient encore 27,08 % du capital.
Avril 2013 : cession de 3,66 % du capital d’EADS, ce qui a rapporté 1,2 milliard d’euros à l’État qui s’est engagé à céder encore 0,4 à 0,5 % du capital.
Avril 2013 : Arnaud Montebourg (eh ! oui) se déclare en faveur de baisse de la participation de l’État dans certaines entreprises et évoque en particulier, sans les citer, EDF et GDF Suez.
Mai 2013 : Jean-Marc Ayrault envisage une baisse du taux de participation de l’État dans le capital de certaines entreprises.
Juin 2013 : l’État cède 9,5 % du capital Aéroports de Paris pour 738 millions d’euros.
Novembre 2013 : cession de 4,7 % du capital de Safran, pour environ 900 millions d’euros. L’État détient désormais 22,4 % du capital.
Janvier 2014 : cession de 1 % du capital d’Airbus Group, anciennement EADS, pour environ 450 millions d’euros.

Aujourd’hui, il s’agirait de la Française Des Jeux, d’Orange, de Rungis..
.
Il faut également noter que lorsque l’État reste actionnaire, il ne cherche pas à influer sur la stratégie de l’entreprise. Pourtant, avec une participation comprise entre 30 et 40 %, son poids demeure déterminant, surtout si sa participation au capital est importante par rapport au « flottant ». Et même lorsque la part de l’État au capital passe en dessous de 30 % – par exemple, pour Air France-KLM (15,88 %), Renault (15,2 %) ou Orange (13,57 %) , et qu’il perd la maîtrise des décisions du Conseil d’administration, en tant qu’actionnaire de référence, il devrait néanmoins constituer un interlocuteur incontournable dans des secteurs stratégiques : énergie, transports, défense, télécoms...
Or, bien souvent, les représentants de l’État qui siègent parfois nombreux dans les conseils d’administration restent passifs.


Bref, ces dernier temps, les Bourses se sont agitées sur les titres de ces entreprises dont l’État veut se débarrasser.
Mauris Dwaabala

 

Gauche comme droite ont la même politique. Lors du mandat précédent à Mésanger, nous avions alerté sur la volonté de la majorité en place de brader les biens communs à vil prix. Certains l'ont été malgré nos interventions en commissions et en conseil municipal. Les mêmes personnes qui ont les responsabilités aujourd'hui ont voté les ventes hier. Pour quelles raisons changeraient-ils ? Nous attendons de voir les premières ventes de propriétés communales pour juger.

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 10:32

Acte symbolique citoyen, même si légalement il n'a aucune valeur juridique, le «baptême républicain» est l'engagement moral des parrain et marraine d'accompagner l'enfant dans les différentes étapes de sa vie et de suppléer les parents au cas où !

Il est également destiné à faire entrer l'enfant dans la communauté citoyenne et à le faire adhérer de manière symbolique aux valeurs républicaines.

Rappel historique :

"Le baptême civil, appelé aussi baptême républicain ou parrainage républicain, est un acte laïc et symbolique qui permet de désigner, hors du cadre religieux, un ou plusieurs parrain(s) et marraine(s) à son enfant.

Le baptême civil n'est prévu par aucun texte. Il n'a pas de valeur légale et ne lie pas les parrains et marraines par un lien contractuel. L'engagement qu'ils prennent de suppléer les parents, en cas de défaillance ou de disparition, est symbolique. Il s'agit toutefois d'un engagement moral fort vis-à-vis du filleul.

Le baptême civil se pratique à la mairie. Toutefois, comme il n'a pas de valeur légale, les mairies ne sont pas obligées de le célébrer et il n'y a pas de cérémonial préétabli.

Le baptême civil n'étant pas un acte d'état civil, il n'est pas inscrit sur les registres de l'état civil.

Les certificats ou documents que délivre le maire pour l'occasion, ainsi que la tenue d'un registre officieux, ne présentent aucune valeur juridique."

 

 

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:29

  Tous les ans, le gouvernement publie les comptes des communes de l'année précédente, c'est à dire en 2013. Dans un soucis de transparence et de vérité, nous vous les communiquons régulièrement.

Voir le tableau

Nous évitons de faire des commentaires, nous vous laisonns seul juge des chiffres, sachant que chacun y trouvera ce qu'il cherche. En bien ou en mal !

 

Nous restons à votre disposition pour vous donner les explications que vous souhaitez.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 22:49
Commémoration de la mobilisation générale de 1914 : le gouvernement invite les maires à faire sonner le tocsin vendredi à 16 h
 Ce sera forcément un moment fort des commémorations qui marquent toute cette année 2014 – le centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale : vendredi 1er août, cela fera un siècle jour pour jour qu’aura eu lieu la mobilisation générale en France. Le tocsin qui retentit dans toutes les communes de France, le samedi 1er août 1914 à 16 h, marqua le signal du départ pour des millions de jeunes hommes, le début officiel d’un conflit qui allait faire 9 millions de morts et 6,5 millions de blessés en Europe.


Pour commémorer ce moment, nombre d’associations et d’élus locaux ont souhaité utiliser le même moyen, et se sont adressés aux préfets pour savoir s’il leur serait permis de faire sonner le tocsin dans leurs communes vendredi prochain. Dans certains départements, il a été initialement prévu de le faire à midi, dans d’autres à 14 h ; une association d’anciens combattants (l’Union nationale des combattants) s’est, elle, adressée aux autorités ecclésiastiques pour demander que le tocsin sonne précisément à 19 h 14.


Devant ces nombreuses sollicitations, le gouvernement s’est officiellement prononcé hier en proposant aux maires de faire sonner le tocsin à 16 h. Il ne s’agit en aucun cas d’une obligation, mais bien d’une proposition faite sur la base du volontariat. Dans une circulaire aux préfets signée hier par le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, Thierry Lataste, le gouvernement rappelle qu’il relève « de la seule compétence des maires de prescrire l’emploi des cloches (…) pour annoncer des réjouissances publiques, des périls immédiats (…) ou pour commémorer un événement ». Les maires pourront donc « célébrer le centenaire de la mobilisation générale en faisant retentir les cloches des édifices publics de leur ressort le 1er août à 16 h ». La circulaire rappelle que le cas échéant, cette décision devra être formalisée par un arrêté municipal.


Le ministère invite donc les préfets à prendre contact rapidement avec les associations d’élus de leur département ainsi qu’avec les autorités ecclésiastiques, responsables des édifices de culte.


La Mission du centenaire, dont l’AMF est l’un des membres fondateurs, avait également prévu une campagne nationale d’affichage, annoncée lors du 96e Congrès des maires en novembre dernier. Ces affiches devaient faire écho à celles que les maires avaient fait apposer le 1er août 1914 pour annoncer la mobilisation. Cette idée a finalement été abandonnée mais en revanche, tous les titres de la presse quotidienne régionale s’associeront vendredi prochain à la commémoration de l’événement.

 

L'un des plus grand massacre commémoré en "grande pompe", est-ce bien nécessaire ? Au moment où un très grand nombre de nos concitoyens est en détresse morale, financière, sociale il n'y a rien de plus urgent que faire sonner les cloches ?


Sans compter que les sommes investies dans ces commémorations qui auraient pu servir à d'autres utilités. Mais chacun a ses priorités avec l'argent public. Nous avons d'autres façon de le dépenser.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:50

Langues régionales à la télévision : tout pour la Corse ?


Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) publie son "Rapport 2013 sur les chaînes nationales éditées par le groupe France Télévisions". Outre de nombreuses informations sur l'offre de programmes, la protection des publics, les enjeux de société et le financement de la création, ce document comporte également un chapitre sur la contribution des chaînes du groupe France Télévisions à "l'expression des langues régionales".


644 heures pour la langue corse, 316 heures pour toutes les autres...

Cette obligation, qui incombe à France 3 en sa qualité de chaîne des régions, présente de très fortes disparités selon les langues concernées. Ainsi, le rapport du CSA relève qu'"en 2013, France 3 a contribué à l'expression des principales langues régionales parlées sur le territoire métropolitain en diffusant un volume total de 378 heures et 32 minutes d'émissions sur les huit antennes régionales concernées (Alsace, Aquitaine, Bretagne, Corse, Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes). Mais s'ajoute à ce premier chiffre... 582 heures et 23 minutes en langue corse sur France 3 Corse Via Stella.

Le total se trouve ainsi porté à 960 heures et 56 minutes, d'où une augmentation globale de 8,6% par rapport à 2012. Si l'on ajoute aux 582 heures et 23 minutes de Via Stella les 62 heures et 28 minutes de France 3 Corse, on obtient un total de 644 heures et 51 minutes en langue corse, ce qui représente 67% du total des émissions en langues régionales...
Pour être exhaustif avec la langue corse, il faudrait d'ailleurs rajouter 539 heures et 35 minutes de programmes bilingues français-corse (+15% par rapport à 2012).


Hors Corse, de forts écarts entre langues régionales

Même s'il n'y a pas - à proprement parler - de concurrence entre régions, les autres langues se trouvent réduites à la portion congrue avec, en outre, des écarts importants selon les chaînes régionales : 112 heures et 29 minutes d'émissions en alsacien en 2013 (-2,4% par rapport à 2012), 69 heures et 8 minutes en langue bretonne (+1,4%), 58 heures et 45 minutes en langue provençale (-4,5%), 48 heures et 13 minutes en langue occitane (+9,4%), 19 heures et 6 minutes en langue catalane (+10,8%) et 8 heures et 20 minutes en langue basque (+245%), les basques captant il est vrai des chaînes basques espagnoles.


Cette situation très spécifique de la langue corse tient au modèle particulier de Via Stella. Il s'agit en effet d'une chaîne de plein exercice, dont l'origine remonte au début des années 2000. Avec le développement de la TNT (télévision numérique terrestre), il était alors prévu de créer neuf chaînes régionales de ce type. Mais seule Via Stella a finalement vu le jour et a commencé à émettre en 2006. En outre, la chaîne bénéficie d'un financement de l'assemblée territoriale corse à hauteur de 667.000 euros.


Un modèle non duplicable

Bien que des rumeurs reviennent régulièrement sur une éventuelle relance du projet des huit autres chaînes initialement prévues sur le principe de France 3 Via Stella, le modèle semble avoir du plomb dans l'aile, compte tenu de son coût à un moment où le gouvernement entend limiter les dépenses de France Télévisions.


Dans son récent rapport "France 3 : un avenir régional", remis à Aurélie Filippetti le 30 juin, Anne Brucy se montre d'ailleurs très réservée sur la formule, qui ne devrait pas avoir de suite, du moins dans l'immédiat. En attendant, cette situation crée un déséquilibre flagrant dans l'accès des langues régionales aux chaînes de France Télévisions.


A noter : le rapport du CSA consacre également plusieurs pages à la situation des langues régionales d'outre-mer. Celles-ci font apparaître une forte présence de ces langues, en radio comme en télévision.

 

Rapport CSA

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 09:19

Une étude économique vient de démontrer scientifiquement que tous les dirigeants politiques du monde entier ont tendance à couvrir de leur largesse leur région de naissance. Une conclusion obtenue en étudiant l’intensité lumineuse des villes.

Il n’y a pas que Charlie Chaplin qui s’intéresse aux “Lumières de la ville”. Les économistes aussi. Leur idée générale est de corréler l’intensité lumineuse des zones géographiques et la croissance économique. Deux d’entre eux ont poussé, dans une étude parue mercredi 9 juillet, le travail plus loin pour s’intéresser à ce qu’ils appellent le “patronage politique”, autrement dit le favoritisme local des dirigeants politiques.

On a tous le sentiment que les responsables d’un pays ont tendance à privilégier leur ville ou région natale, mais encore fallait-il le démontrer scientifiquement”, explique Roland Hodler, l’un des co-auteurs de l’étude et économiste à l’université de St Gallen en Suisse. Pour étudier cette question, Roland Hodler et Paul Raschky, économiste au centre de développement économique de Monash (Australie), ont trouvé un outil très simple : l’intensité lumineuse, vue du ciel et de nuit, de villes du monde.

La National Oceanic and Atmospheric Administration américiaine (NOOA) publie ce genre de données depuis 1992. Pendant quatre ans, les auteurs ont alors établi une carte de l’évolution de la luminosité régionale dans 126 pays.

 

Jusqu’à 9 % de croissance en plus

Un travail de longue haleine récompensé par une conclusion sans appel : tous les dirigeants politiques, dans les régimes autocratiques mais aussi les pays démocratiques, sont aux petits soins pour leur ville d’origine. “L’intensité lumineuse des villes et régions natales des dirigeants s’accentue à partir de leur prise de pouvoir et déclinait dès qu’ils quittaient leur fonction”, résume Roland Hodler.

Ces largesses sont même économiquement quantifiables. Les berceaux politiques bénéficient, en moyenne, d’une intensité lumineuse de 4 % supérieure et d’une croissance 1 % plus forte que le reste du pays. Reste que François Hollande n’est pas aussi généreux avec Tulle ou Rouen (son lieu de naissance) que Mobutu Sesé Seko avec Gbadolite. Il y avait construit un palais à 100 millions de dollars, un aéroport et fournissait à son fief historique la meilleure couverture possible en eau potable et électricité.

L’homme fort de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) de 1965 à 1997 est l’exemple extrême de patronage politique visible sur la carte élaborée par les deux économistes. “Dans les pays où les institutions démocratiques sont particulièrement faibles, la différence d’intensité lumineuse de la ville de naissance du dirigeant autocratique et des autres villes atteint 30 % et la région natale bénéficie de 9 % de croissance en plus, ce qui est énorme”, souligne Roland Hodler.

 

Au détriment des autres villes

C’est le cas pour Gbadolite mais aussi pour Hambantota, une petite ville de 10 000 habitants au Sri Lanka. Mahinda Rajapaksa, président du pays depuis 2005 y est né. L’étoile de cette commune brille dorénavant très fort dans le ciel sri-lankais. Et pour cause : ce généreux dirigeant y a fait construire un stade de cricket, un aéroport international et c’est cette ville côtière qui doit accueillir le plus grand port du pays.

“Ce qui m’a le plus étonné, c’est que ce favoritisme économique est loin d’être l’apanage des dirigeants africains, alors que généralement on ne parle que de ces exemples là”, remarque Roland Hodler. Ce phénomène est aussi très présent en Asie. Ce n’est pas une question de particularisme régional, mais essentiellement une conséquence de “l’absence d’institutions démocratiques fortes”, poursuit cet économiste.

Effet pervers de ce patronage politique : les autres villes et régions du pays reçoivent moins d’argent. Il y a un véritable effet de vase communicant. “L’intensité lumineuse faiblit dans les autres zones à partir de l’accession au pouvoir d’un dirigeant qui tend à fortement favoriser sa ville de naissance”, confirme Roland Hodler.

Cette étude ne sert pas uniquement à confirmer scientifiquement une intuition populaire. “Dans le cas de grands programmes d’aide au développement, ce genre de données peut permettre de mieux cibler les distributions d’argent”, explique Roland Hodler. Comprendre : en évitant les pays où l’argent est ensuite distribué aux heureux habitants de certaines villes.

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