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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 20:14
Quand le travail ne protège plus de la pauvreté .

 

Remettre la France au travail, redonner au travail  sa dimension  un leitmotiv  qui commence à me chauffer  les oreilles...

Mensonges, mensonges  car aujourd'hui le travail qui est bradé, sous payé, précarisé ,en mille miettes  ne protège plus de la pauvreté....


En effet  L'Insee, vient de publier une étude sur le niveau de vie et pauvreté en 2007  ( pour prendre connaissance de cette étude clic ici)

les résultats de l'enquête font en effet apparaître que :

  • la moitié des Français ont un niveau de vie inférieur à 1.510 euros par mois
  • les personnes pauvres c'est à dire qui vivent avec moins de 908 euros par mois, ce qui correspond à 60 % du niveau de vie médian représentent 13.4% de la population soit  8 millions de personnes  dont 1,9 million de travailleurs pauvres, c'est-à-dire des personnes qui ont un emploi.( il s'agit pour l'essentiel  des salariés à temps partiel, des précaires dont beaucoup defemmes)
  • La pauvreté touche un peu plus de 30 % des familles monoparentales essentiellement constituées d'une mère et de ses enfants.

Compte tenu  des formes de plus en plus répandues d'emplois précaires (CDD, intérim, travail à temps partiel...), l'emploi ne protège plus de la pauvreté. Le nombre des travailleurs pauvres,est en forte hausse depuis au moins une dizaine d'années..


«Avec un taux de pauvreté de 36,4%, explique l'Insee, les chômeurs sont les plus touchés par la pauvreté monétaire. Toutefois, occuper un emploi ne met pas à l'abri de la pauvreté: 1,9 million de personnes en emploi vivent en dessous du seuil de pauvreté (soit 72,2% des actifs pauvres). Par ailleurs, 2,4 millions d'enfants appartiennent à un ménage pauvre; ces enfants représentent 29,9% de la population pauvre contre 22,4% de l'ensemble de la population

 
Femmes précaires
envoyé par VoiretAgir. -



pour commander le film clic ici

Qu'est ce que la pauvreté monétaire  ? :

Le taux de pauvreté monétaire est défini comme la proportion de personnes ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Ce seuil est calculé par rapport à la médiane de la distribution des niveaux de vie. Les seuils traditionnellement retenus par l'Insee et l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) sont fixés à 60 % ou à 50 % du niveau de vie médian, le seuil à 60 % étant privilégié en France et en Europe.


Ce seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie inférieur à 908 euros par mois.

Au 1er janvier 2007, le plafond du RMI pour une personne seule est de 455 euros par mois et de 682 euros par mois pour une personne seule avec un enfant ou un couple sans enfant. En 2007, parmi les personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, la moitié a un niveau de vie inférieur à 743 euros mensuels. Le taux de pauvreté s'élevait à 13,1 % un an plus tôt, mais la hausse (+ 0,3 point) n'est pas statistiquement significative compte tenu de l'incertitude (de l'ordre de +/− 0,5 point) qui pèse sur la mesure du taux de pauvreté par une enquête par sondage. De ce fait, les évolutions d'une année à l'autre doivent être interprétées avec prudence.


Le revenu disponible des personnes vivant sous le seuil de pauvreté se compose de près d'un tiers de prestations sociales contre 3,6 % pour le reste de la population.

Le niveau d'imposition directe des personnes pauvres est faible puisqu'il représente 1,3 % de leur revenu disponible contre 10,8 % pour les personnes dont le niveau de vie est supérieur au seuil de pauvreté.

La pauvreté monétaire mesurée précédemment est relative dans le sens où elle s'appuie sur un seuil entièrement dépendant de la distribution des niveaux de vie de l'année considérée. Une approche de la pauvreté monétaire absolue nécessiterait de définir un revenu minimum en deçà duquel il ne serait pas décemment possible de vivre.


On ne s'essaiera pas à cet exercice ici, compte tenu des nombreuses hypothèses normatives qu'il nécessite et qui devraient faire au moins l'objet d'un consensus social. On peut alors s'intéresser à une notion semi-relative, la pauvreté avec un seuil ancré dans le temps, c'est à dire un seuil fixé simplement corrigé de l'évolution de l'indice des prix.


Cette méthode permet de mesurer l'amélioration « absolue » des revenus des personnes pauvres entre deux années considérées, indépendamment de l'évolution de la répartition des revenus.



je vous recommande ce numéro de convergence sur la pauvreté en Europe  clici ici

L’Europe sous le seuil de pauvreté

Avec moins de 850 euros par mois, un européen est considéré comme pauvre. À ce compte-là, il y a entre 78 et 100 millions de pauvres dans l’Union européenne. Mais derrière ce chiffre, quelle est la réalité sociale vécue par un enfant polonais, un malade suédois, un chômeur anglais ou un retraité espagnol ? À travers une dizaine d’enquêtes et de reportages, "Alerte Pauvreté" esquisse un portrait de la précarité dans la plus grande puissance économique du monde. Dans ce numéro, priorité aux témoignages et aux enquêtes de terrain. C’est la force et la légitimité d’"Alerte Pauvreté".


Une dizaine de reportages dans des pays de l’Union européenne montrent les conditions de vie de personnes en difficultés sociales, les réponses apportées par des bénévoles ou des systèmes sociaux, et la nécessité de la solidarité comme valeur de la construction de l’Europe. Le sondage IPSOS/SPF est articulé en deux parties : perception de la pauvreté en Europe, baromètre pour le SPF sur la précarité en France.


Présentation des reportages :


Pologne : "De l’autre côté de l’Europe"
Restructuration industrielle. La Silésie a connu une reconversion brutale dans les années 1990. Aujourd’hui région d’Europe, elle appartient à l’un des pays les plus pauvres. Le niveau de vie s’élève mais pas à la même vitesse pour tout le monde.

Royaume Uni : "Jeunes gens en colère"

La protection sociale existe au Royaume-Uni. Le système des minima sociaux, l’Income support (devenu l’Employment and support allowance en 2008), garantit des ressources. Cela ne suffit pas pour vivre correctement.

Espagne : "La maison s’écroule"

Le logement social est une idée neuve en Espagne. L’explosion du marché immobilier a porté l’économie. Le bâtiment représentait 16 % du PIB, il y a quelques mois. Le lancement de programmes sociaux fut incapable de freiner la bulle immobilière. Les Espagnols furent incités à devenir "tous propriétaires", même en s’endettant sur 50 ans. Pendant ce temps, les habitants d’un quartier populaire de Barcelone, le Raval, avaient toujours autant de difficultés à se loger. En plein coeur de la crise immobilière et financière, ils sont toujours mal-logés. Ils n’ont jamais eu les moyens de rêver de devenir propriétaires. Ils espèrent juste des conditions de vie meilleures.

Allemagne : "Le travail à un euro"

Les Allemands connaissent la crise mais pas le Smic. Le salaire minimum varie entre 3 et 7 euros de l’heure selon les secteurs (en France 8,71 euros). Depuis les lois Hartz IV, les basses allocations chômage obligent les indemnisés à travailler pour un euro de l’heure.

Finlande :  "Chaleur humaine"

La Finlande est le seul pays d’Europe où le nombre de SDF a diminué ces dernières décennies. 


Bulgarie : "Des deux côtés du mur"
A Sliven, un mur sépare le quartier Rom du reste de la ville. Des deux côtés, les Bulgares doivent faire face à la pauvreté. La débrouille occupe une grande part de l’économie du pays le plus pauvre d’Europe.

France et Belgique : série de portraits "A la frontière"

L’Europe vue de part et d’autre d’une frontière par des familles obligées de faire appel à des associations humanitaires.

Italie :  "On est quand même tous des Européens"

En Italie, l’immigration est récente et indissociable du contrat de travail. Difficile de s’imaginer un avenir commun aussi bien pour les immigrés que pour les Italiens. Mais à partir de quels critères peut-on se considérer Européen ?

Portugal :  "L’école de la rue"
A Lisbonne, les familles les plus précaires doivent avoir au moins deux emplois pour boucler les fins de mois. La pauvreté des parents rejaillit sur les enfants livrés à eux-mêmes. Des associations leur donnent une chance de s’en sortir.

 

A la veille du vote du budget 2010, nous avons tenu à vous faire connaître cette vérité. M. le Maire ne connaît qu'un mot : AUGMENTATION

 

Il est plus que temps que la réalité de la crise économique que nous traversons soit prise en compte.

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