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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:35

La réforme des rythmes scolaires à l’école

C’était une promesse de campagne du candidat Hollande, qui devenu président de la République a rappelé cet objectif à l’occasion de son discours de clôture des assises pour la rénovation de l’Ecole, le 9 octobre 2012.


Elle fait aujourd’hui l’objet d’un projet de décret relatif à l’aménagement du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires, en lien avec le prochain projet de loi de programmation de réforme de l’Ecole, présenté en Conseil des ministres, le 23 janvier 2013.


LE DISPOSITIF

Ce que prévoit le texte :
- le retour à la semaine de 4,5 jours d’école dès la rentrée 2013, mettant fin à la semaine de 4 jours, adoptée depuis la rentrée 2008 par la quasi-totalité des conseils d’écoles (95%).


Ce qui change pour les écoliers :
- la durée d’enseignement sur la semaine reste la même, mais on rajoute 1⁄2 journée de classe
- l’organisation de la journée de classe : les cours s’arrêtent à 15h45 mais les enfants restent dans l’école jusqu’à 16h30. Ces 45 minutes doivent être consacrées à un temps pour l’enfant,


Ce qui change pour les parents :
- Le mercredi ou le samedi matins (au choix de la mairie) seront travaillés
Ce qui change pour les enseignants :
- Une demi-journée de cours supplémentaire sans compensation financière car les heures scolaires sont redéployées à partir des 45 minutes par jour en moins
- Les 45 mn en moins peuvent être travaillées si elles sont prises en charge par les municipalités


Ce qui change pour les municipalités :
- Prise en charge des 45 mn supplémentaires par jour
- 1⁄2 journée supplémentaire de cours le mercredi (ou samedi) à articuler avec le périscolaire


La mise en œuvre de la réforme :
- Possibilité de report pour les communes qui délibèrent pour une entrée en vigueur en septembre 2014
- Possibilité de choisir la demi-journée de cours supplémentaire


Coût de la réforme :
- Soutien financier de 50 € par élève pour les communes qui mettent en œuvre la réforme dès 2013 avec abondement pour les communes placées DSU
Coût de la réforme pour les communes : environ 150 € par élève (l'AMF estime à 600 millions par an) Coût pour les départements (changement des transports scolaires): 60 millions d’euros supplémentaires en moyenne


UNE REFORME IMPOSEE

Annonces de réforme des rythmes scolaires par le Ministre de l’Education nationale dès sa nomination et sans concertation avec le Premier ministre.


Des partenaires dont le point de vue n’est pas entendu :
8 janvier : refus du projet de décret du Conseil supérieur de l’Education (CES)
11 janvier : rejet par le comité technique ministériel, où siègent les organisations syndicales et les représentants du ministère. Le texte n’a recueilli aucune voix, les syndicats contestant la méthodologie choisie pour déterminer l’organisation du temps scolaire et le « manque de visibilité » sur les conditions de travail et de rémunération des enseignants.


Mécontentement de l’Association des Maires de France (AMF), qui a obtenu le report de l’examen du décret sur les rythmes scolaires par une commission consultative, en raison du « coût de la mise en œuvre de la réforme » pour les communes, selon un communiqué de l’AMF.

 

L’éducation doit être la priorité de nos actions et ne doit pas faire l’objet de propositions dogmatiques. Il faut être favorable à une véritable réflexion de fonds sur les rythmes scolaires qui intègre :
- Le respect du rythme chrono biologique des enfants tel que défini par les spécialistes comme le professeur Montagnier
- La question des rythmes scolaires doit être partagée par tous et donner lieu à une véritable réflexion collective des enseignants, des parents, des associations, des partenaires institutionnels
- Si l’enjeu et l’objectif de la réforme sont essentiels, les moyens pour y parvenir ne sont pas conformes aux besoins des enfants
- Il faut replacer l’enfant, l’éducation et l’enseignement au cœur du projet
- En période de crise, les communes ne peuvent supporter des transferts de charges sans compensation et ne peuvent reporter ce surcoût sur les parents
- Le projet est inachevé et ne définit pas les contenus des 45 mn par jour
- Les communes risquent d’avoir un problème d’encadrement si les enseignants ne veulentpas assurer ces 45 minutes supplémentaires


EN BREF

Cette réforme des rythmes scolaires partait d’un constat consensuel : la précédente réforme Darcos de 2008, qui avait instauré la semaine de 4 jours, a abouti à des journées unanimement considérées aujourd’hui comme trop lourdes pour les enfants.

Le Gouvernement annonce un grand projet constitutionnel de démocratie sociale, évoque depuis longtemps la réforme des rythmes scolaires et pourtant on a une impression de précipitation. La raison est simple. Les intéressés – collectivités, parents d’élèves, monde de l’enseignement – n’ont pas été sérieusement consultés.


Le financement de ce dispositif n’a pas été évalué, ce qui pose un problème majeur aux municipalités. Il manque un cap et une ambition :

La proposition du Gouvernement ne modifie le cadre actuel que marginalement, loin des modèles de nos voisins européens qui pour la plupart d’entre eux consacrent les après-midi à des activités périscolaires.


- Avec 60 000 enseignants supplémentaires, la réforme attendue de l’Education, du statut et du travail des enseignants ne se traduit aucunement dans ce projet.
- Quels projets éducatifs en territoires et quels moyens pérennes, équitables pour les mettre en œuvre, alors que les inégalités éducatives entre communes obéissent à un rapport de 1 à 10 ?
- Les communes rurales, les zones les moins denses, les villes périphériques d’agglomérations, ainsi que les villes bénéficiaires de la DSU (dotation de solidarité urbaine) doivent être plus spécialement fléchées par le fonds d’aide prévu dans le dispositif.

 

Nous attendons toujours une information pour la ville de Mésanger. Qu'en est-il de la mise en place de la réforme scolaire ? En 2013 ? en 2014 ?

Peut-être la commission "affaires scolaires" en a-t-elle évoqué le sujet ?
Comme nous en avons l'habitude, c'est toujours ce manque de transparence.

La majorité semble dans un brouillard dont elle ne voit pas quand il va se lever pour enfin, avoir une vision pour notre ville. Mais il est vrai qu'elle a déjà commencé la campagne électorale de l'année prochaine.

Pour notre part, nous continuons à travailler pour l'ensemble des mésangéens avec pour SEUL objectif le bien-être et le développement de la ville.

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